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Publié par Evan Mirzayantz à 15:49:07 dans Bouddhisme Chan | Commentaires (0) | Permaliens
"En voyant et en écoutant, ils sont simplement ainsi ; en se vêtant et en se nourrissant, ils sont simplement ainsi ; en conversant, ils sont simplement ainsi ; quoi qu'ils fassent, marchant, debout, assis, couchés, parlant, silencieux, plein de joie ou de colère, en tout temps et en toute activité, ils sont ainsi, comme des traces vides chevauchant les vagues, allant avec les hauts et les bas, comme une rivière se faufilant entre les montagnes, se courbant dans les sinuosités et se redressant dans les lignes droites, sans se préoccuper d'aucun état d'esprit, allant avec la nature, bouillonnant demain, s'adaptant à toutes les situations sans inhibition et sans entrave, (...) simples et directs, sans artifices, avec une perception normale."
(Chinul, extrait de "Les secrets de la culture de l'esprit" in Thomas Cleary, "Les secrets de la méditation - sept textes essentiels
des maîtres historiques du Chan et du Zen", Editions JC Lattès, (1995)
1998.)
Illustration : Photo de Taisen Deshimaru.
Publié par Evan Mirzayantz à 04:47:07 dans Bouddhisme Chan | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Evan Mirzayantz à 09:18:18 dans Bouddhisme Chan | Commentaires (0) | Permaliens
"Le samsara est un organe sensoriel par lequel l'on perçoit les fautes d'autrui.
C'est un puits de braise insupportable,
C'est une matrice totalement obscure,
C'est un profond marécage empli des trois poisons,
C'est un effrayant ressac d'êtres damnés,
C'est un insecte recouvert de salive,
C'est une créature prise au piège,
C'est être plongé dans une fosse à purin,
C'est un animal à la poursuite d'un mirage,
C'est le filet du karma,
C'est une abeille prisonnière du miel,
C'est traire en vain la vache de la vie,
C'est être touché par l'ombre de la naissance et de la mort,
C'est un animal pris au filet,
C'est un chasseur dénué d'amour,
C'est une captivité sans fin,
C'est un chemin incertain longeant un précipice,
C'est une vaste prairie de dualité,
C'est la course de l'étalon aux huit dharmas mondains,
Un tambour perforé par une lance,
C'est une réjouissance semblable au fil de l'épée,
C'est un joug de bois mort gonflé d'eau,
C'est l'insaisissable reflet de la lune dans l'eau,
C'est une bulle d'air éphémère,
Une ride sur l'océan, de la vapeur d'eau,
Un serpent venimeux victorieux par la fascination qu'il exerce,
C'est le goût du miel sur le fil du rasoir,
C'est un arbre empoisonné au riche feuillage,
C'est le lancer d'une flèche empoisonnée par les émotions perturbatrices,
C'est un lieu plein de fautes, semblable à la tromperie du poison,
C'est le vent faisant vaciller la flamme d'une lampe,
C'est l'erreur, le rêve de grande béatitude,
La cascade du plaisir et de la mort,
Ce sont les émotions perturbatrices démoniaques nous guidant trompeusement,
Ayant médité ainsi, comment n'irai-je pas à la recherche du Maître ?"
(Voir lien : http://www.dhagpo-kagyu.org/france/enseignements/themes_supplement/chants/chant_naropa.htm)
Publié par Evan Mirzayantz à 12:09:33 dans Bouddhisme Chan | Commentaires (0) | Permaliens
"N'as-tu pas vu l'homme oisif du Tao
Qui n'a rien à apprendre et rien à faire ?
Qui ne chasse pas les idées fugitives
Et et ne cherche pas la vérité ?
La vraie nature de l'ignorance
Est la nature de Bouddha. (...)"
(Cité par Daniel Odier dans Chan et zen - le jardin des iconoclastes, Editions Le Relié, Paris, 2006)
Publié par Evan Mirzayantz à 04:56:13 dans Bouddhisme Chan | Commentaires (2) | Permaliens