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Sagesse et Philosophie d'Orient et d'Occident

Citations d'éthiques, métaphysiques et mystiques religieuses ou séculières

Présentation


Ce blog est dédié aux éthiques, mystiques et métaphysiques d'Orient et d'Occident.

A chacun d'y puiser ce qui lui parle, d'interpréter selon ses croyances, sa sensibilité propre.

J'aurai pour principe de ne jamais commenter ces écrits. Je jouerai parfois sur les confrontations, les oppositions, les relations qu'entretiennent entre elles certaines pensées, mais je ne commenterai pas.
Ce sont des textes à lire brut.

S'il m'arrive d'écrire, je vous proposerai ces textes dans la rubrique "quelques mots", à part.

Vous remerciant de vos visites, je vous souhaite d'agréables lectures.

E. M.


Mon parcours :

Après avoir rencontré de nombreux maîtres du bouddhisme tibétain, du shivaïsme, du zen, et certains pratiquants, prêtres, pères et pasteurs des chrétientés, je me suis tourné vers la recherche universitaire dont le cadre me permet d'étudier les religions et spiritualités sans avoir à adhérer à un dogme.
Je prépare actuellement une thèse sur le devenir du bouddhisme en Occident, à l'Université Paris-Sorbonne. J'enseigne également l'histoire des religions, selon des perspectives sociologiques et anthropologiques, à l'Association Philotechnique, et la Sociologie de la Culture dans le cadre des Formations Continues de l'Université Paris-IV.

Contact : evanmirzayantz@hotmail.com

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Tan-yuan et Ma-Tsu | 25 août 2008



"Tan-yuan, l'un des disciples personnels de Ma-tsu, rentrait d'un pèlerinage. Lorsqu'il vit le Maître, il dessina un cercle par terre et après avoir fait ses salutations, il se plaça sur le cercle, devant le Maître [Ma-Tsu].
Ma-Tsu dit : "- Alors, vous voulez devenir un Bouddha ?"
Le moine dit : "- Je ne connais pas l'art de désaccomoder mes propres yeux."
Ma-Tsu répondit : "- Je ne suis pas votre égal."
Le moine ne répondit pas."

(Extrait de "Baso (Ma-Tsu) Sekito (Shih-T'ou), Deux grands maîtres de la Dynastie T'ang", cité par D. T. Suzuki, in Manuel de Bouddhisme Zen, trad. Pierre Dupin, Editions Dervy, Paris, 1999.)

Photo : T. Jousseaume

Publié par Evan Mirzayantz à 15:49:07 dans Bouddhisme Chan | Commentaires (0) |

Les maîtres - Par Chinul | 25 juillet 2008


"En voyant et en écoutant, ils sont simplement ainsi ; en se vêtant et en se nourrissant, ils sont simplement ainsi ; en conversant, ils sont simplement ainsi ; quoi qu'ils fassent, marchant, debout, assis, couchés, parlant, silencieux, plein de joie ou de colère, en tout temps et en toute activité, ils sont ainsi, comme des traces vides chevauchant les vagues, allant avec les hauts et les bas, comme une rivière se faufilant entre les montagnes, se courbant dans les sinuosités et se redressant dans les lignes droites, sans se préoccuper d'aucun état d'esprit, allant avec la nature, bouillonnant demain, s'adaptant à toutes les situations sans inhibition et sans entrave, (...) simples et directs, sans artifices, avec une perception normale."

(Chinul, extrait de "Les secrets de la culture de l'esprit" in Thomas Cleary, "Les secrets de la méditation - sept textes essentiels des maîtres historiques du Chan et du Zen", Editions JC Lattès, (1995) 1998.)

Illustration : Photo de Taisen Deshimaru.

Publié par Evan Mirzayantz à 04:47:07 dans Bouddhisme Chan | Commentaires (0) |

Esprit éveillé et esprit ordinaire - juste attitude vis à vis des sens et des pensées - par Houang Po | 11 avril 2008



"Quand les sectateurs du Zen ne parviennent pas à dépasser le monde de leurs sens et de leurs pensées, tous leurs actes et leurs mouvements sont sans importance. Mais quand les sens et les pensées sont anéantis, tous les passages à l'Esprit Universel sont obstrués, et aucune entrée ne devient alors possible. L'Esprit originel se reconnaît avec le fonctionnement des sens et des pensées - mais il ne leur appartient pas, et pourtant il n'en est pas indépendant. N'édifie point tes opinions sur tes sens et tes pensées ; mais, en même temps, ne cherche pas l'Esprit séparé de tes sens et tes pensées, n'essaye pas de saisir la Réalité en rejetant tes sens et tes pensées. Quand tu n'es ni attaché à eux, ni détaché d'eux, c'est alors que tu jouis de ta parfaite liberté sans entraves, c'est alors que tu as ton siège d'illumination. (...) L'Esprit n'est autre que le Bouddha, et le Bouddha n'est autre que l'être sentant. Quand l'Esprit prend la forme d'un être sentant, il n'a subi aucune diminution ; quand il est devenu un Bouddha, il n'a rien ajouté à lui-même. ".

(Houang Po).

Publié par Evan Mirzayantz à 09:18:18 dans Bouddhisme Chan | Commentaires (0) |

Le Samsara - Chant de Naropa, père de la lignée des Kagyupa | 12 février 2007

"Le samsara est un organe sensoriel par lequel l'on perçoit les fautes d'autrui. C'est un puits de braise insupportable, C'est une matrice totalement obscure, C'est un profond marécage empli des trois poisons, C'est un effrayant ressac d'êtres damnés, C'est un insecte recouvert de salive, C'est une créature prise au piège, C'est être plongé dans une fosse à purin, C'est un animal à la poursuite d'un mirage, C'est le filet du karma, C'est une abeille prisonnière du miel, C'est traire en vain la vache de la vie, C'est être touché par l'ombre de la naissance et de la mort, C'est un animal pris au filet, C'est un chasseur dénué d'amour, C'est une captivité sans fin, C'est un chemin incertain longeant un précipice, C'est une vaste prairie de dualité, C'est la course de l'étalon aux huit dharmas mondains, Un tambour perforé par une lance, C'est une réjouissance semblable au fil de l'épée, C'est un joug de bois mort gonflé d'eau, C'est l'insaisissable reflet de la lune dans l'eau, C'est une bulle d'air éphémère, Une ride sur l'océan, de la vapeur d'eau, Un serpent venimeux victorieux par la fascination qu'il exerce, C'est le goût du miel sur le fil du rasoir, C'est un arbre empoisonné au riche feuillage, C'est le lancer d'une flèche empoisonnée par les émotions perturbatrices, C'est un lieu plein de fautes, semblable à la tromperie du poison, C'est le vent faisant vaciller la flamme d'une lampe, C'est l'erreur, le rêve de grande béatitude, La cascade du plaisir et de la mort, Ce sont les émotions perturbatrices démoniaques nous guidant trompeusement, Ayant médité ainsi, comment n'irai-je pas à la recherche du Maître ?" (Voir lien : http://www.dhagpo-kagyu.org/france/enseignements/themes_supplement/chants/chant_naropa.htm)

Publié par Evan Mirzayantz à 12:09:33 dans Bouddhisme Chan | Commentaires (0) |

Extrait d'un poème de Yung Chia Hsuan Chueh (665-713) selon Daniel Odier | 07 janvier 2007

"N'as-tu pas vu l'homme oisif du Tao


Qui n'a rien à apprendre et rien à faire ?


Qui ne chasse pas les idées fugitives


Et et ne cherche pas la vérité ?


La vraie nature de l'ignorance


Est la nature de Bouddha. (...)"


(Cité par Daniel Odier dans Chan et zen - le jardin des iconoclastes, Editions Le Relié, Paris, 2006)

Publié par Evan Mirzayantz à 04:56:13 dans Bouddhisme Chan | Commentaires (2) |

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