| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 |
Depuis le 10-12-2006 :
68415 visiteurs
Depuis le début du mois :
445 visiteurs
Billets :
146 billets
"Il est dit que la nature vraie de notre esprit, le mahamoudra, est trop proche pour que nous puissions la voir et la comprendre, de même que le visage est trop proche de l'oeil pour que l'oeil puisse le voir.
Il est dit encore que si nous sommes à la surface d'un océan de très grande profondeur, nous aurons beau regarder, nous ne verrons ni les poissons des abysses, ni les rochers du fond marin. De la même manière, le mahamoudra est si profond que nous ne pouvons le sonder.
Le mahamoudra est très facile : il n'y a pas à se déplacer, rien à faire, rien à réciter, pas d'objet de méditation proprement dit ; l'esprit y découvre sa propre nature. Il est dit que c'est trop facile pour que nous puissions le croire.
Pratiquer le mahamoudra entraîne le développement de qualités infiniment grandes et nombreuses impliquées dans la réalisation des corps de l'Eveil ; il est dit que ces qualités sont si grandes et si bonnes que le mental ne peut les contenir.
Il est peu probable que vous puissiez tous faire la retraite traditionnelle, mais si vous avez foi et confiance, et que vous appliquiez avec ardeur (...) à la méditation de mahamoudra, vous pourrez comprendre ce qu'est celui-ci.
Lorsqu'on sait véritablement la pratiquer, la méditation du mahamoudra est extraordinairement simple. En Inde et au Tibet on disait que c'est aisé au point de permettre d'atteindre l'état de bouddha tout en filant de la laine, d'atteindre l'état de bouddha tout en gouvernant un royaume, ou encore d'atteindre l'état de bouddha tout en s'adonnant aux travaux des champs. On a gardé le souvenir de nombreux pratiquants qui ont atteint la libération en continuant leur activité ordinaire ; certains étaient fermiers, d'autres potiers, d'autres couturiers, etc. (...) Vous pourriez strictement ne rien faire, rester assis comme Milarépa, manger des orties et atteindre l'état de bouddha de cette manière.
Le mahamoudra n'implique pas de divinités sur lesquelles méditer ni de mantras à réciter ; l'esprit demeure en lui-même sans aucune distraction, sans rien créer ni faire, dans la reconnaissance de son essence."
(Kalou Rimpoché, BOuddhisme profond, Editions Claire Lumière, France, 1993.)
Publié par Evan Mirzayantz à 01:21:56 dans Bouddhisme tibétain | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Evan Mirzayantz à 23:34:22 dans Bouddhisme tibétain | Commentaires (0) | Permaliens
LE VOILE DE L'IGNORANCE : "La nature de l'esprit est vide, clair et autoconnaissante, ne pas la reconnaître est l'ignorance et constitue le principal voile qui recouvre l'esprit. Nos yeux nous permettent de voir tous les objets extérieurs, ils ne peuvent pourtant voir notre visage ni se voir eux-mêmes. De la même manière, l'esprit ne se voit pas lui-même, ne se reconnaît pas lui-même pour ce qu'il est. C'est ce fait qu'on appelle le "voile de l'ignorance"".
LE VOILE DES CONDITIONNEMENTS LATENTS : "La première conséquence de l'ignorance est la dualité. Là où il n'y a que vacuité, l'esprit conçoit faussement un moi, centre de toute expérience. Là où il n'y a que clarté, il conçoit des objets perçus comme autres. Divisant l'esprit unique en deux, nous vivons dans l'univers de la dualité sujet-objet. C'est le second voile, dit des conditinnements latents."
LE VOILE DES EMOTIONS CONFLICTUELLES : "De la notion de moi procède nécessairement ce qui est agréable et conforte le moi dans son existence ainsi que la crainte de ne pas obtenir ce que l'on désire et de vivre des situations menaçantes. Sur le pôle du moi se greffent ainsi l'espoir et la crainte. L'autre pôle de la dualité, la notion d'autre, englobe tous les objets des sens : formes, sons, odeurs, saveurs, contacts ou objets mentaux. Tout objet perçu comme agréable crée la joie et tout objet perçu comme désagréable le mécontentement, sentiments qui se transforment en attachement et en aversion. De la dualité moi-autre se dégagent donc l'espoir et la crainte ainsi que l'attachement et l'aversion. Ils ne viennent en fait que de la vacuité de l'esprit et n'ayant donc aucune existence matérielle ni aucune entité propre."
LE VOILE DU KARMA : "Sous l'emprise dees émotions conflictuelles, nous accomplissons toutes sortes d'actes négatifs par le corps, la parole et l'esprit, qui forment le voile du karma".
(Kalou Rinpoché, extrait de La Voie du Bouddha, Le Seuil, Point Sagesse, France, Paris)
Publié par Evan Mirzayantz à 09:31:30 dans Bouddhisme tibétain | Commentaires (1) | Permaliens
"Il suffit simplement de laisser son esprit en son état naturel, tel qu'il est, comme il vient, sans artifice ; c'est extrêmement simple. Dans la tradition du "Mahâmudrâ reliquaire", il est dit que mahâmudrâ est : trop proche pour être reconnu ; trop profond pour être saisi ; trop simple pour être cru ; trop merveilleux pour être saisi par l'intelligence. Tels sont les quatre obstacles qui empêchent de reconnaître mahâmudrâ. [Façon de pratiquer mahâmudrâ :] Gampopa dit : "l'eau sans agitation est limpide, l'esprit sans contrainte est heureux". Comme l'exprime cette citation, laissons l'esprit sans contrainte, détendu, sans le forcer aucunement, complètement relâché, et il viendra alors naturellement en un état de bien-être. En effet, si l'esprit n'est pas contraint, il est naturellement paisible et limpide... Dans cet état, l'esprit ne se pose pas sur quelque point de repère extérieur ou intérieur, il reste dégagé de toute fixation, sans être contrôlé. Il n'y a pas non plus d'évaluation de l'esprit comme étant vide, lucide ou de quelque manière que ce soit : ni même d'observation, car regarder l'esprit, fut-ce sa vacuité, sa lucidité ou quelque notion que ce soit, serait encore une vision dualiste qui prendrait l'esprit, la vacuité ou la lucidité (autoconnaissance) pour références. Mais il ne s'agit pas non plus de ne pas voir, car il ne faut pas que s'interrompe le cours de l'attention vigilante, de la lucidité. Il est donc nécessaire de garder une vision claire. C'est comme un endroit où la lumière est allumée : voir clairement n'exige aucun effort spécial : la clarté est naturellement présente. L'esprit reste ainsi sans s'engourdir ni sombrer en une sorte d'opacité obscure. L'esprit reste translucide, en un état de transparence lucide et dégagé. Le ciel est naturellement clair et ouvert : de même l'esprit, pour autant qu'il soit laissé "tel quel" en son état naturel... Laissant ainsi l'esprit dans un état de présence totale : sans l'orienter vers le passé ou le futur, sans ressasser le passer, ni aller au-devant de l'"à-venir" ; sans penser "j'ai fait ceci ou cela, je ferai ceci ou cela" ; laissant l'esprit juste vigilant, "tout simplement", sans le contraindre, sans rien y changer, en l'"instanéité présente" encore nommée "présence d'instantanéité" - "datar gui chépa" -, nous méditons. Si l'esprit reste vraiment ainsi, "tel qu'il vient de lui-même, tel qu'il est en lui-même" c'est ce qu'on appelle "rangbap" - c'est ainsi qu'on nomme "l'esprit ordinaire" - ou encore l'esprit d'immédiateté - "datar gui chépa". Réalisé, c'est l'esprit de mahâmudrâ". (Kalou Rimpoché, Bouddhisme profond : Tradition tibétaine, Broché, Paris, 1993)
Publié par Evan Mirzayantz à 11:20:53 dans Bouddhisme tibétain | Commentaires (0) | Permaliens
"Si tu réalises la non-réalisation, alors tu as réalisé le mahâmudrâ. (...) Les phénomènes que nous avons crées sont insubstantiels, recherche donc la substance de l'ultime. (...) Conserve à ton esprit sa nudité. Laisse se décanter les eaux polluées de l'activité mentale. Ne cherche pas arrêter les projections, mais laisse-les parvenir d'elles-mêmes au repos. S'il n'y a plus ni rejet ni acceptation, tu es libéré dans le mahâmudrâ. (...) Les ténèbres qui se sont amassées durant des milliers de kalpas, une seule torche les disperseras. De la même façon, une expérience instantanée de la conscience lumineuse dissoudra le voile des impuretés karmiques. Hommes et femmes de moindre intelligence qui ne pouvez saisir ceci, concentrez votre conscience et prêtez attention à la respiration. Par le moyen de différents regards et de diverses concentrations, disciplinez votre esprit jusqu'à ce qu'il se repose naturellement. Si vous percevez l'espace, les notions figées de centre et de limite disparaissent. De même, si l'esprit perçoit l'esprit, toutes activités mentales cessantes, l'on demeure dans un état de non-pensée, et réalise la suprême bodhicitta ["esprit d'éveil", compassion, dévotion, activité altruiste]. (...) Sans changement, repose sans attache dans l'état primordial, sans doute tes liens vont se dénouer. (...) Laisse les mouvements de ton corps couler authentiquement, cesse ton bavardage oiseux (...). Au commencement, l'esprit est semblable à un torrent turbulent. Au milieu, il est semblable au Gange, coulant doucement. A la fin, il est semblable à la confluence de toutes les rivières. (...) Sans esprit, sans désir, existant par soi-même, apaisé de soi-même, cela est comme une vague. La luminosité n'est voilée que par le surgissement du désir. (...) Ne t'attardes pas sur l'ultime, si tu ne le reçois ni ne t'en écartes, ta pratique est sainte, tu es une torche dans les ténèbres. (...) S'il n'y a pas de désir, viendra l'union de la joie et du vide. Vis longtemps, sans cheveux blancs, et tu croîtras comme la lune. Deviens radieux, et ta force sera parfaite. Après avoir rapidement réalisé les siddhis [réalisations : "pouvoirs miraculeux" (sens littéral de "siddhi") obetnus sur son propre esprit] relatifs, il convient de chercher les siddhis absolus. Que cet enseignement exact du mahâmudrâ demeure dans le coeur des êtres fortunés."
Publié par Evan Mirzayantz à 11:09:49 dans Bouddhisme tibétain | Commentaires (0) | Permaliens