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"Conscient de ce qui ne devrait même pas effleurer la conscience, joyeux quand il n'y a pas lieu de l'être, l'homme [est]
le jouer de ses propres désirs.
Ainsi la révolution consiste-t-elle simplement à vaincre l'ignorance du moi et à restaurer la clarté. Mais si l'on veut vaincre l'ignorance du moi, il est nécessaire de le comprendre pleinement. Dès lors que le moi est appréhendé, la révolution s'accomplit sous le signe de la sincérité (...). Sans la compréhension, la sincérité disparaît ; avec la compréhension, la sincérité apparaît. Dans la compréhension et la sincérité, toute pensée naît sous le signe du vrai - et l'homme est en mesure de vaincre et de transformer le moi.
Toutefois, pour que l'évolution soit créatrice et féconde, il est nécessaire qu'elle trouve sa justesse. Si le bien et le mal ne sont pas différenciés, si le vrai et le faux ne sont pas distingués, l'homme tombe dans une sorte de quiétude nihiliste, qui tourne vite à la stérilité. Laquelle interdit naturellement la création et le développement. Seule la justesse de la révolution permet de vaincre l'ego et de recouvrer la rectitude, de s'affranchir de l'illusion et de préserver la sincérité, de brûler toutes les souillures dues au conditionnement et de ramener en pleine lumière l'essence véritable de la conscience primordiale unifiée. Lorsque l'homme accède à cet état de parfaite et pure clarté, qu'il retourne à l'origine en s'intégrant au principe naturel, les regrets dus à la présence de l'ego peuvent disparaître.
Bien qu'elle soit aisée à comprendre, cette voie est difficile à mettre en oeuvre."
(Extrait du commentaire au Yi King de Lieou Yi-Ming, maître taoïste du XVIIIème, de l'école de la "Complète Réalité". Lieou Yi-Ming, traduit par Thomas Cleary, Yi King, Le Seuil, point sagesse, 1986)
Publié par Evan Mirzayantz à 09:22:43 dans Taoïsme | Commentaires (0) | Permaliens
« On aurait tort de considérer ce mode d'être de l'esprit comme une simple « transe » où la conscience serait vidée de tout contenu. L'enstase non-différenciée n'est pas le « vide absolu ». L'« état » et la « connaissance » que ce terme exprime à la fois se réfèrent à l'absence totale d'objets dans la conscience, nullement à une conscience vidée d'une manière absolue. Car la conscience est, au contraire, saturée, à ce moment là, par une intuition directe et totale de l'être. ». (Mircéa Eliade, Yoga - immortalité et liberté, Editions Payot, Paris, 1991)
Publié par Evan Mirzayantz à 09:20:18 dans Penseurs et philosophes de l'Occident moderne | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Evan Mirzayantz à 09:19:24 dans Krishnamurti | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Evan Mirzayantz à 09:18:18 dans Bouddhisme Chan | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Evan Mirzayantz à 09:15:26 dans Shivaisme cahemirien | Commentaires (0) | Permaliens
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