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Sagesse et Philosophie d'Orient et d'Occident

Citations d'éthiques, métaphysiques et mystiques religieuses ou séculières

Présentation


Ce blog est dédié aux éthiques, mystiques et métaphysiques d'Orient et d'Occident.

A chacun d'y puiser ce qui lui parle, d'interpréter selon ses croyances, sa sensibilité propre.

J'aurai pour principe de ne jamais commenter ces écrits. Je jouerai parfois sur les confrontations, les oppositions, les relations qu'entretiennent entre elles certaines pensées, mais je ne commenterai pas.
Ce sont des textes à lire brut.

S'il m'arrive d'écrire, je vous proposerai ces textes dans la rubrique "quelques mots", à part.

Vous remerciant de vos visites, je vous souhaite d'agréables lectures.

E. M.


Mon parcours :

Après avoir rencontré de nombreux maîtres du bouddhisme tibétain, du shivaïsme, du zen, et certains pratiquants, prêtres, pères et pasteurs des chrétientés, je me suis tourné vers la recherche universitaire dont le cadre me permet d'étudier les religions et spiritualités sans avoir à adhérer à un dogme.
Je prépare actuellement une thèse sur le devenir du bouddhisme en Occident, à l'Université Paris-Sorbonne. J'enseigne également l'histoire des religions, selon des perspectives sociologiques et anthropologiques, à l'Association Philotechnique, et la Sociologie de la Culture dans le cadre des Formations Continues de l'Université Paris-IV.

Contact : evanmirzayantz@hotmail.com

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Quelques mots sur la voie du Tao - Par Reginald Desborough | 25 septembre 2007

 

*



"The Tao/light/love, it seems to me, is simply exactly as we naturally, effortlessly are, not anything else.

Our difficulties are (t)here because of intervention.

Trying to get somewhere/something we lose sight of (w)here we are !

The presumption that we lack something and must try to resolve this lack is just a thought, a "mind-set".

We don`t have to believe it! We can let it float by."

(Reginald Desborough, 27-03-07, extrait d'une correspondance email).


*



"The movement of fixation/striving/grasping/clinging always includes fear/suffering.

Such activity needs to be relinquished, discontinued if there is to be just the "uncarved block".

How utterly simple is uncontrived naturalness: exactly as we are but without the addition of contrivance!

There`s this powerful compulsion to be something else, something "better", all of which is moving away from the actual reality!

I see this as simply seeing/feeling how we actually are without anything extra (from outside/mind) needed.

This "what we naturally are" is the sweetness.

Learning to trust this."

(Reginald Desborough, 25-09-07, extrait d'une correspondance email).

 

Publié par Evan Mirzayantz à 18:21:59 dans Penseurs et philosophes de l'Occident moderne | Commentaires (0) |

La "conscience éveillée" - Par Karlfried Graf Dürkheim | 24 septembre 2007


"Comment dépasser cette conscience qui sépare le sujet et l'objet ?

Il faut rester longtemps dans la concentration du sujet sur l'objet ! A tel point que ce n'est plus le sujet qui regarde l'objet mais vous avez l'impression que c'est l'objet qui vous regarde. L'étape suivante est ce moment où est dépassé la contradiction sujet-objet ; moment où vous êtes, en tant que sujet, dans un état d'être différent. Etat d'être qui se révèle dans une ambiance particulière, parfois même extraordinaire.

Au fond, peu importe l'objet que vous avez devant vous. Et c'est cela qu'il est important de savoir. Parce que c'est la façon d'être conscient qui en elle-même représente la présence d'une autre réalité. La conscience objectivante est comme un miroir qui est vide et s'empare de tout objet qui se trouve dans son champ. C'est ainsi que la réalité devient un ensemble d'objets qui existent même si moi je ne suis pas là. Ce n'est pas faux, quantité d'objets existent lorsque vous n'êtes pas là. Mais dès lors que nous touchons la réalité de la personne, la réalité dans laquelle nous vivons ne peut exister sans nous, sans notre présence. Parce que le relief des qualités du réel, le relief des significations du réel est toujours le miroir de la personne qui se rencontre elle-même dans ce qu'elle voit. La réalité de la personne est ce qui impressionne la personne. C'est notre façon d'être là qui donne la qualité de la signification de ce que nous voyons. Il y a donc une façon d'être là dans laquelle l'objet disparaît en tant qu'objet. Ce n'est pas de l'inconscience, au contraire, c'est une conscience plus élevée, ou plus profonde par rapport à la conscience ordinaire de l'objet."

(Kalfried Graf Dürkheim, Le centre de l'être, Chap. Concentration et méditation, Albin Michel, Spiritualités Vivantes, Paris, 1992)

Publié par Evan Mirzayantz à 20:48:01 dans Penseurs et philosophes de l'Occident moderne | Commentaires (2) |

Les douze chants de Tosan, extrait - Par Yi Hwang (T'oegye) | 07 septembre 2007



"Les Sages ne peuvent pas me voir

Et je ne peux pas les voir.

Mais, si je ne peux pas les voir,

La voie qu'ils ont suivie est devant moi.

Comme la voie qu'ils ont suivie est en face de moi,

Comment ne puis-je pas la suivre ?

Ce chemin, plusieurs années je l'ai quitté.

Je vagabondais, mais me voilà enfin revenu.

Maintenant que je le suis, mon coeur n'ira pas ailleurs.".

(Yi Hwang, alias T'oegye, cité par Melle Tcho Hye-young in "Yi Hwang - Etude de la sagesse en dix diagrammes", voir références suivantes).

Publié par Evan Mirzayantz à 14:21:06 dans Confucianisme | Commentaires (0) |

"Rechercher le coeur errant" (Confucianisme coréen) - Par Yi Hwang | 04 septembre 2007

"Yan Hui ne pouvait pas rester plus de trois mois sans dévier de la vertu [Note du traducteur : "Entretiens, VI, 7 : "Yan Hui pouvait contraindre son coeur pendant trois mois à la poursuite de la vertu de l'humanité, tandis que les autres n'y pensent qu'un instant, de temps à autre".]. Or, pouvoir seulement dévier, c'est déjà être sur le chemin de l'errance. Mais quand il commettait la moindre erreur, il était capable de la reconnaître tout de suite, et, la reconnaissant, de tout faire pour qu'elle ne développe pas ses conséquences : c'est aussi  "rechercher le coeur errant"."

(Yi Hwang, Etude de la sagesse en dix diagrammes, trad. Tcho Hye-young avec le concours de Jean Golfin, Editions Cerf, Paris, 2005)

Publié par Evan Mirzayantz à 13:50:17 dans Confucianisme | Commentaires (0) |

L'Ethique et la pratique de l'attention respecteuse - par Yi Hwang (Confucianisme coréen) | 04 septembre 2007



"Le temps s'est écoulé, les Sages sont morts, les Classiques se perdent, l'éducation même est relâchée, la formation des enfants n'est donc pas droite, et tout cela prépare un avenir de facilité qui devrait même tomber dans la luxure. Dans les villages, les bonnes coutumes sont oubliées, dans le monde, les talents du coeur viennent à manquer, et les querelles fleurissent, entremêlées d'intérêts privés, tandis que les paroles hérétiques se font entendre bruyamment et fort. Mais la nature bonne et innée de l'homme plonge heureusement dans le Ciel, et elle ne périra pas. Je réunis les paroles entendues du passé pour éclairer les générations futures. Hélas ! Enfants ! Recevez ce texte avec respect ! Ce n'est pas la voix cassée d'un homme âgé, mais bien l'enseignement des Sages. (...) Les Anciens qui voulaient faire du rayonnement de la vertu une lumière pour le monde faisaient d'abord régner l'ordre dans leur pays. Qui veut l'ordre dans son pays doit d'abord faire régner l'équité dans sa famille. Qui veut faire régner l'équité dans sa famille doit d'abord amender sa personne. Qui veut amender sa personne rectifie d'abord son esprit. Qui veut rectifier son esprit rend d'abord sincère son intention. Qui veut rendre sincère son intention parachève d'abord son savoir. Et le parachèvement du savoir se trouve dans l'intégration des choses. (...) Quelqu'un demanda : "Comment s'efforcer à l'attention respectueuse ? Et Zhu Xi répondit : "Maître Cheng Yi a déjà dit : "Se concentrer sur un objet et ne pas le quitter", c'est-à-dire, unifier l'esprit et non le disperser, et "être ordonné et grave", c'est-à-dire avoir un comportement digne et un esprit vigoureux". Selon la théorie de son disciple, Xie [Liangzuo] (1050-1103), c'est "la méthode de la vigilance constante", et selon celle de Yin [Dun], c'est "contrôler toujours son esprit et ne rien lui permettre en fait de distraction". (...) Avoir sincèrement une attitude humble et pacifier le monde, cela ne peut s'accomplir si l'on abandonne l'attitude respectueuse (kyông), cet unique caractère, exprime vraiment l'essentiel et résume toute l'étude de la Sagesse du commencement à la fin !"

(Yi Hwang, (1501-1570), Etude de la sagesse en dix diagrammes, trad. Tcho Hye-young avec le concours de Jean Golfin, Editions Cerf, Paris, 2005)

Publié par Evan Mirzayantz à 10:50:12 dans Confucianisme | Commentaires (2) |

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