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Sagesse et Philosophie d'Orient et d'Occident

Citations d'éthiques, métaphysiques et mystiques religieuses ou séculières

Présentation


Ce blog est dédié aux éthiques, mystiques et métaphysiques d'Orient et d'Occident.

A chacun d'y puiser ce qui lui parle, d'interpréter selon ses croyances, sa sensibilité propre.

J'aurai pour principe de ne jamais commenter ces écrits. Je jouerai parfois sur les confrontations, les oppositions, les relations qu'entretiennent entre elles certaines pensées, mais je ne commenterai pas.
Ce sont des textes à lire brut.

S'il m'arrive d'écrire, je vous proposerai ces textes dans la rubrique "quelques mots", à part.

Vous remerciant de vos visites, je vous souhaite d'agréables lectures.

E. M.


Mon parcours :

Après avoir rencontré de nombreux maîtres du bouddhisme tibétain, du shivaïsme, du zen, et certains pratiquants, prêtres, pères et pasteurs des chrétientés, je me suis tourné vers la recherche universitaire dont le cadre me permet d'étudier les religions et spiritualités sans avoir à adhérer à un dogme.
Je prépare actuellement une thèse sur le devenir du bouddhisme en Occident, à l'Université Paris-Sorbonne. J'enseigne également l'histoire des religions, selon des perspectives sociologiques et anthropologiques, à l'Association Philotechnique, et la Sociologie de la Culture dans le cadre des Formations Continues de l'Université Paris-IV.

Contact : evanmirzayantz@hotmail.com

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La méditation de Chiné avec et sans support - Par Kalou Rimpoché | 16 juillet 2007



"Certains pensent que pour méditer, il n'est nullement besoin d'avoir un Lama, un Maître spirituel, qu'il suffit de méditer par soi-même. Mais nous sommes des êtres ordinaires, notre esprit est recouvert par le voile de l'ignorance, nous n'avons pas du tout la capacité de savoir comment méditer et comprendre quelle est la base, le chemin et le fruit de la méditation. Nous nous trouvons un peu dans la situation d'une personne qui serait en pleine obscurité et qui voudrait toucher une cible avec une flèche. (...)

La première étape [de la méditation] est Chiné.

Habituellement, nous sommes dans un état où notre esprit n'est jamais au repos, il est continuellement agité par les émotions perturbatrices et des pensées de toutes sortes. Chiné signifie apprendre à stabiliser son esprit, à dissiper toutes les pensées parasites et les souffrances qu'elles entraînent. On est alors capable de stabiliser son esprit sur un seul objet de concentration que l'on choisit. C'est ce que l'on appelle chiné.

En raison des apparences illusoires qui sont les nôtres, nous vivons maintenant dans ce corps qui, bien qu'apparence illusoire, est pourtant pleinement formé. Il existe donc une connexion extrêmement étroite entre notre esprit et ce corps qui n'est qu'une production de l'esprit. C'est pourquoi, quand on veut méditer, il est tout d'abord nécessaire de prendre une position correcte du corps : si possible croiser les jambes dans la posture du lotus, et tout au moins avoir le dos aussi droit que possible.

Lorsqu'on fait un premier type de Chiné qui s'appelle chiné avec support, prendre par exemple une statue du Bouddha comme support est source de grande accumulation de mérite. Mais pour le moment, ce serait difficile que chacun apporte ici sa statue, nous pensons donc simplement que notre regard est posé dans le vague, ni très loin, ni très près, et nous visualisons une petite sphère de lumière blanche (tib, thiglé), devant nous dans l'espace. Nous portons toute notre attention sur cette sphère de lumière blanche.

Si nous avons beaucoup de difficulté à stabiliser notre esprit, si un grand nombre de pensées perturbent notre méditation, nous devons penser qu'au lieu d'être presque face à nous, le thiglé se trouve très bas par rapport à la ligne de notre regard. Par contre, si au cours de la méditation nous avons plutôt une tendance à la torpeur ou à l'assoupissement, nous devons penser que la sphère de lumière blanche est très haut dans l'espace, et que dans ce lieu l'air est très frais. La sphère de lumière et notre esprit se trouvent tous deux très haut dans l'espace.

(...)

C'est une méthode extrêmement facile à pratiquer. On peut la pratiquer le jour, la nuit, quand on veut. La nuit quand on est allongé, on peut très bien se concentrer de cette manière sur le va-et-vient du souffle. Cette méthode n'est pas vraiment chiné avec support puisqu'on ne se concentre pas sur une forme. Elle n'est pas totalement sans support puisqu'on porte son attention sur la respiration. Mais quoi qu'il en soit, c'est une méthode très facile.

Notre esprit est essentiellement vide, nous allons donc porter notre attention sur cette vacuité de l'esprit, en pensant que c'est un vide qui ne connaît pas de limites, qui est à la fois dépourvu de centre et de circonférence. Nous laissons simplement notre esprit reposer dans un état d'ouverture totale, de lucidité totale, et nous nous concentrons sur cette vacuité. Au cours de cette méditation il n'y a aucune forme, aucun son, etc. C'est donc ce qu'on appelle chiné sans support."

(Kalou Rimpoché, extrait de "Reconnaître le sens de la vie", retranscription des enseignements du 29 janvier 1978 et du 17 novembre 1984, chapitre II, Editions Dashang Kagyu Ling, France).

Publié par Evan Mirzayantz à 23:34:22 dans Bouddhisme tibétain | Commentaires (0) |

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