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Sagesse et Philosophie d'Orient et d'Occident

Citations d'éthiques, métaphysiques et mystiques religieuses ou séculières

Présentation


Ce blog est dédié aux éthiques, mystiques et métaphysiques d'Orient et d'Occident.

A chacun d'y puiser ce qui lui parle, d'interpréter selon ses croyances, sa sensibilité propre.

J'aurai pour principe de ne jamais commenter ces écrits. Je jouerai parfois sur les confrontations, les oppositions, les relations qu'entretiennent entre elles certaines pensées, mais je ne commenterai pas.
Ce sont des textes à lire brut.

S'il m'arrive d'écrire, je vous proposerai ces textes dans la rubrique "quelques mots", à part.

Vous remerciant de vos visites, je vous souhaite d'agréables lectures.

E. M.


Mon parcours :

Après avoir rencontré de nombreux maîtres du bouddhisme tibétain, du shivaïsme, du zen, et certains pratiquants, prêtres, pères et pasteurs des chrétientés, je me suis tourné vers la recherche universitaire dont le cadre me permet d'étudier les religions et spiritualités sans avoir à adhérer à un dogme.
Je prépare actuellement une thèse sur le devenir du bouddhisme en Occident, à l'Université Paris-Sorbonne. J'enseigne également l'histoire des religions, selon des perspectives sociologiques et anthropologiques, à l'Association Philotechnique, et la Sociologie de la Culture dans le cadre des Formations Continues de l'Université Paris-IV.

Contact : evanmirzayantz@hotmail.com

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L'Albatros - Charles Baudelaire | 29 juin 2007


Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

(L'Albatros, Charles Baudelaire, extrait de Les Fleurs du Mal, 1859)

Publié par Evan Mirzayantz à 14:00:58 dans Poètes et peintres d'Occident | Commentaires (0) |

Tao Te King - XXV - Lao Tseu | 28 juin 2007



"Il y avait quelque chose d'indéterminé avant la naissance de l'univers.

Ce quelque chose est muet et vide.

Il est indépendant et inaltérable.

Il circule partout sans se lasser jamais.

Il doit être la Mère de l'univers.

Ne connaissant pas son nom, je le dénomme "Tao".

Je m'efforce de l'appeler "grandeur".

La grandeur implique l'extension.

L'extension implique l'éloignement.

L'éloignement exige le retour.

Le Tao est grand.

Le ciel est grand.

La terre est grande.

L'homme est grand.

C'est pourquoi l'homme est l'un des quatre grands du monde."

(Lao Tseu, Tao-tö king, traduit du chinois par Liou Kia-Hway, Editions Gallimard, 2002 (1967))

Publié par Evan Mirzayantz à 08:29:24 dans Taoïsme | Commentaires (0) |

TAO TE KING - XXII - Lao Tseu | 28 juin 2007



"Qui se plie restera entier,

Qui s'incline sera redressé,

Qui se tient creux sera rempli,

Qui subit l'usure se renouvellera,

Qui embrasse peu acquerra la connaissance sûre,

Qui embrasse beaucoup tombera dans le doute.


Ainsi le saint embrassant l'unité deviendra le modèle du monde.

Il ne s'exhibe pas et rayonnera.

Il ne s'affirme pas et s'imposera.

Il ne se glorifie pas et son mérite sera reconnu.

Il ne s'exalte pas et deviendra le chef.

Comme il ne rivalise avec personne, personne au monde ne peut rivaliser avec lui.

L'ancien dicton : "qui se plie restera entier" est-ce donc une parole vaine ?

C'est par là qu'on garde son intégrité."

(Lao Tseu, Tao-tö king, traduit du chinois par Liou Kia-Hway, Editions Gallimard, 2002 (1967))

Publié par Evan Mirzayantz à 08:22:04 dans Taoïsme | Commentaires (0) |

L'effort, et "ce qui est" | 26 juin 2007


"L'existence de la plupart d'entre nous est basée sur l'effort, sur une certaine forme de volition. Nous ne pouvons concevoir l'action qu'en tant que volonté tendue vers un but ; notre vie sociale, économique et notre vie soi-disant spirituelle sont une suite d'efforts lesquels culminent toujours en un certain résultat. Et nous pensons que cette application est nécessaire, essentielle. [...] L'effort n'est-il pas une lutte en vue de changer ce qui "est" en ce qui n'est pas, ou ce qui devrait être ou devrait devenir ? En d'autres termes, nous luttons perpétuellement afin de ne pas nous trouver face à face avec ce qui "est" : nous cherchons à nous en évader ou à le modifier. Mais le vrai contentement est celui de l'homme qui comprend ce qui "est", et lui accorde sa véritable signification. [...] Dès l'instant que j'accepte ce qui "est", il n'y a pas de faute. [...] Il nous faut d'abord être libres pour voir que la joie et le bonheur ne se produisent pas par un effort. Y a-t-il création par exercice de la volonté, ou au contraire lorsque cesse l'effort ? C'est alors que l'on crée, n'est-ce pas, que l'on écrit, peint ou chante, lorsqu'on est complètement ouvert, lorsqu'on est intégré. C'est alors qu'il y a de la joie, que l'on s'exprime ou que l'on façonne un objet. Cet instant de création n'est pas le produit d'une lutte."

(Extrait de "La première et la dernière libert", Krishnmurti, Le livre de Poche, 1994 (1954))

Publié par Evan Mirzayantz à 20:35:56 dans Krishnamurti | Commentaires (0) |

La nature de Dieu dans la théologie stoïcienne - par Diogène Laërce | 18 juin 2007

 

"Dieu est un vivant immortel, raisonnable, parfait, intelligent, bienheureux, incapable d'admettre en lui aucun mal, (...) il est le démiurge de l'univers et comme le père de toutes choses, à la fois en général et par la partie de lui-même qui pénètre toutes choses, partie qui est appelée de plusieurs noms selon les pouvoirs qu'il exerce : Dia, parce qu'il va à travers (dia) toutes choses, Zêna parce qu'il est cause de la vie (zên) et la pénètre, parce qu'il se répand dans l'éther (aithera), on l'appelle Athéna ; dans l'air (aera), Héra ; dans le feu artiste, Héphaistos ; dans l'élément humide, Poséidon ; dans la terre, Déméter ; et on lui donne encore d'autres noms qui dépendent chacun de ses propriétés. Zénon dit que la substance de Dieu est le monde tout entier et le ciel (...)"

"Dieu, l'Intelligence, le Destin, Zeus sont un seul être, et il est encore nommé de plusieurs autres noms."

Diogène Laërce, Vies et opinions des philosophes, Livre VII, in Les Stoïciens, volume I, Textes traduits sous la direction d'Emile Bréhier, Gallimard 2004, (1961 e.o).

Publié par Evan Mirzayantz à 18:18:54 dans Grèce antique | Commentaires (0) |

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