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<< L'absolu - par Dilgo Khyentsé Rimpoché | Mahâmudrâ Upadesha (Instructions essentielles de Sri Tilopa à Naropa, sur la méditation) | Nyamshag, la contemplation dans le Dzogchen - par Tenzin Wangyal >>
"Si tu réalises la non-réalisation, alors tu as réalisé le mahâmudrâ. (...) Les phénomènes que nous avons crées sont insubstantiels, recherche donc la substance de l'ultime. (...) Conserve à ton esprit sa nudité. Laisse se décanter les eaux polluées de l'activité mentale. Ne cherche pas arrêter les projections, mais laisse-les parvenir d'elles-mêmes au repos. S'il n'y a plus ni rejet ni acceptation, tu es libéré dans le mahâmudrâ. (...) Les ténèbres qui se sont amassées durant des milliers de kalpas, une seule torche les disperseras. De la même façon, une expérience instantanée de la conscience lumineuse dissoudra le voile des impuretés karmiques. Hommes et femmes de moindre intelligence qui ne pouvez saisir ceci, concentrez votre conscience et prêtez attention à la respiration. Par le moyen de différents regards et de diverses concentrations, disciplinez votre esprit jusqu'à ce qu'il se repose naturellement. Si vous percevez l'espace, les notions figées de centre et de limite disparaissent. De même, si l'esprit perçoit l'esprit, toutes activités mentales cessantes, l'on demeure dans un état de non-pensée, et réalise la suprême bodhicitta ["esprit d'éveil", compassion, dévotion, activité altruiste]. (...) Sans changement, repose sans attache dans l'état primordial, sans doute tes liens vont se dénouer. (...) Laisse les mouvements de ton corps couler authentiquement, cesse ton bavardage oiseux (...). Au commencement, l'esprit est semblable à un torrent turbulent. Au milieu, il est semblable au Gange, coulant doucement. A la fin, il est semblable à la confluence de toutes les rivières. (...) Sans esprit, sans désir, existant par soi-même, apaisé de soi-même, cela est comme une vague. La luminosité n'est voilée que par le surgissement du désir. (...) Ne t'attardes pas sur l'ultime, si tu ne le reçois ni ne t'en écartes, ta pratique est sainte, tu es une torche dans les ténèbres. (...) S'il n'y a pas de désir, viendra l'union de la joie et du vide. Vis longtemps, sans cheveux blancs, et tu croîtras comme la lune. Deviens radieux, et ta force sera parfaite. Après avoir rapidement réalisé les siddhis [réalisations : "pouvoirs miraculeux" (sens littéral de "siddhi") obetnus sur son propre esprit] relatifs, il convient de chercher les siddhis absolus. Que cet enseignement exact du mahâmudrâ demeure dans le coeur des êtres fortunés."
Publié par Evan Mirzayantz à 11:09:49 dans Bouddhisme tibétain | Commentaires (0) | Permaliens