Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Sagesse et Philosophie d'Orient et d'Occident

Citations d'éthiques, métaphysiques et mystiques religieuses ou séculières

Présentation


Ce blog est dédié aux éthiques, mystiques et métaphysiques d'Orient et d'Occident.

A chacun d'y puiser ce qui lui parle, d'interpréter selon ses croyances, sa sensibilité propre.

J'aurai pour principe de ne jamais commenter ces écrits. Je jouerai parfois sur les confrontations, les oppositions, les relations qu'entretiennent entre elles certaines pensées, mais je ne commenterai pas.
Ce sont des textes à lire brut.

S'il m'arrive d'écrire, je vous proposerai ces textes dans la rubrique "quelques mots", à part.

Vous remerciant de vos visites, je vous souhaite d'agréables lectures.

E. M.


Mon parcours :

Après avoir rencontré de nombreux maîtres du bouddhisme tibétain, du shivaïsme, du zen, et certains pratiquants, prêtres, pères et pasteurs des chrétientés, je me suis tourné vers la recherche universitaire dont le cadre me permet d'étudier les religions et spiritualités sans avoir à adhérer à un dogme.
Je prépare actuellement une thèse sur le devenir du bouddhisme en Occident, à l'Université Paris-Sorbonne. J'enseigne également l'histoire des religions, selon des perspectives sociologiques et anthropologiques, à l'Association Philotechnique, et la Sociologie de la Culture dans le cadre des Formations Continues de l'Université Paris-IV.

Contact : evanmirzayantz@hotmail.com

-

Rechercher

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31      

Libstat


mesure audience

Compteur

Depuis le 10-12-2006 :
77429 visiteurs
Depuis le début du mois :
4234 visiteurs
Billets :
167 billets

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Mystique et sainteté - par Aldous Huxley | 30 décembre 2006


"Le saint est un homme qui sait que chacun des instants de notre vie humaine est un instant de crise ; car nous sommes appelés à tout instant à prendre une décision de toute importance - à choisir entre le chemin qui mène à la mort et aux ténèbres spirituelles, et le chemin qui mène à la lumière et la vie; entre des intérêts exclusivement temporels et l'ordre éternel; entre notre volonté personnelle ou la volonté de quelque prolongement de notre personnalité, et la volonté de Dieu.


(...) Le but [de l'entraînement spirituel] est primordialement d'amener les êtres humains à un état dans lequel, parce qu'il n'y a plus, entre eux et la Réalité, d'obstacles qui éclipsent Dieu, ils soient capables d'avoir continuellement conscience du Fondement divin de leur être propre et de tous les autres êtres; et, d'une façon secondaire, comme moyen en vue de cette fin, même les plus insignifiantes, sans méchanceté, sans avidité, sans affirmation du moi ni ignorance volontaire, mais d'une façon cohérente, avec amour et compréhension. (...) Le but de l'entraînement spirituel est d'amener les gens à perdre leur moi dans toutes les circonstances de leur vie. (...)


Les saints, quelque imposants que soient leurs talents, et quelle que soit la nature de leurs activités professionnelles, sont tous et sans cesse préoccupés d'un seul objet - la Réalité spirituelle et les moyens par lesquels eux et leurs semblables peuvent parvenir à la connaissance unitive de cette Réalité. Quant à leurs actins, elles sont aussi monotonement uniformes que leurs pensées ; car, en toutes circonstances, ils se comportent en dépouillant leur moi, patiemment, et avec une charité infatigable.


(...) C'est en vertu de son absorption en Dieu, et précisément parce qu'il n'a pas identifié son être aux éléments innés et acquis de sa personnalité particulière, que le saint est en mesure d'exercer son influence entièrement non coercitive et, partant, entièrement bienfaisante sur les individus et même sur les sociétés entières. Ou, plus exactement, c'est parce qu'il s'est purgé du moi que la Réalité divine est en mesure de se servir de lui comme canal de grâce et de pouvoir."


(Extrait de "La philosophie éternelle - philosophia perennis" de Aldous Huxley, traduit de l'anglais par Jules Castier, 1948 chez Plon pour la première édition française, Editions du Seuil, point sagesse, 1997)

Publié par Evan Mirzayantz à 21:43:52 dans Penseurs et philosophes de l'Occident moderne | Commentaires (0) |

Bouddha - Extrait du Tevigga Sutta | 30 décembre 2006

"Alors le Bienheureux parla et dit : "Sache, Vasetha, que de temps à autre il naît au monde un Tathagata, un Etre pleinement Eclairé, bienheureux et digne, abondant en sagesse et en bonté, heureux de la connaissance des mondes, non surpassé comme guide aux mortels dans l'erreur, instructeur des dieux et des hommes, un Bouddha Sacré. Il comprend à fond l'univers, comme s'il le voyait face à face... Il proclame la Vérité, aussi bien dans la lettre que dans son esprit, belle dans son origine, belle dans sa marche, belle dans son accomplissement. Il fait connaître une vie supérieure dans toute sa pureté et toute sa perfection."



(Extrait du Tevigga Sutta, cité par Aldous Huxley dans "La philosophie éternelle - philosophia perennis", traduit de l'anglais par Jules Castier, 1948 chez Plon pour la première édition française, Editions du Seuil, point sagesse, 1997)

Publié par Evan Mirzayantz à 21:40:27 dans Paroles de Bouddha - Extrait des Sûtras | Commentaires (0) |

La méditation (suite) par Daniel Odier | 28 décembre 2006

"[Par la méditation, nous apprenons à] revenir au noyau incandescent de notre propre nature et reconnaissons que rien ni personne n'a le pouvoir d'altérer positivement ou négativement ce noyau que les textes nomment "le rubis du Soi". Alors notre dépendance à un système, à un enseignant, à des états méditatifs, à des réalisations spirituelles cesse complètement.



Dans la tradition tantrique, l'assise est un instant de la quête. Rien ne vaut la méditation en action. Losque le corps/esprit a redécouvert sa source, l'introduction du mouvement évite que l'assise et la tranquilité ne se fétichisent et ne deviennent des instants dépourvus de créativité. Le tantra est entièrement tourné vers la vie sociale. Il vise à intégrer l'état pressenti dans l'assise à la vie active afin qu'il n'y ait aucun clivage entre l'expérience intérieure et l'action, l'intérieur et l'extérieur."



(Extrait de l'ouvrage "Tantra, spontanéité de l'extase" de Daniel Odier, Editions Acte Sud, collection "le Souffle de l'esprit", mai 2000)

Publié par Evan Mirzayantz à 12:07:59 dans Shivaisme cahemirien | Commentaires (0) |

Eihei Dôgen (1200-1253) - Shôbôgenzô ('Pour s'y retrouver') | 28 décembre 2006

Zenki , "La totale activité" (1242)


(Extrait du 22ème chapitre des anciens manuscrits (kyûsô))


"Dans son accomplissement, la grande voie des bouddhas est libération et manifestation. Cette libération signifie que la vie s'y libère de la vie et que la mort s'y libère de la mort. C'est pourquoi il y a quitter [le cycle] des naissances et des morts et il y a y entrer : les deux sont  la grande voie accomplie. Il y a abandonner [le cycle] des naissances et des morts et il y a y demeurer : les deux sont la grande voie accomplie. (...) 


C'est cette opération qui permet la vie et qui permet la mort. Au moment précis où elle se manifeste, cette opération n'a rien de forcément grand ou de forcément petit. Elle n'est ni illimitée ni bornée ; elle n'est ni longue ni brève. Notre vie existe par cette opération et cette opération existe par notre vie.


La vie n'est ni une arrivée ni un départ. La vie n'est ni une manifestation ni un accomplissement. Pourtant, la vie comme la mort sont la manifestation d'une totale activité. Comprenez que parmi les innombrables dharma qui concernent le soi, il y a la vie et il y a la mort.


Vous devez tranquillement vous demander si notre vie, ainsi que la multitude des dharma qui sont nés avec elle sont ou non conjoints avec la vie. Il n'y a rien, ne serait-ce un instant ou un dharma, qui ne soit conjoint avec la vie. Il n'y a rien, ne serait-ce une chose ou une pensée, qui ne soit conjoint avec la vie.


La vie, c'est comme par exemple lorsqu'on monte en bateau. C'est moi qui manoeuvre les voiles et qui prends le gouvernail ; bien que je le mène, le bateau me porte et hors du bateau, je ne suis pas. C'est en montant dans ce bateau que je fais que ce bateau est un bateau. Vous devez étudier avec application ce moment là. A ce moment là, il n'y a rien d'autre que le monde du bateau. Le ciel, l'eau, comme le rivage deviennent tous les occurrences du bateau, bien différentes des occurrences qui ne sont pas [celles du] bateau. C'est la raison pour laquelle la vie me fait vivre et que je peux être un moi vivant. Lorsqu'on monte en bateau, le corps et l'esprit, l'indirect et le direct, sont ensemble les opérations du bateau. Toute la terre et tout l'espace forment ensemble les opérations du bateau. La vie est moi et je suis la vie de la même façon.


Le maître de dhyâna de l'Eveil Complet, le maître Kokugon, a dit : "La vie est la manifestation d'une totale activité ; la mort est la manifestation d'une totale activité."


Vous devez clarifier et pénétrer ces paroles. Les pénétrer revient à dire que le principe "la vie, manifestation d'une totale activité" ne relève ni d'un début ni d'une fin. (...) Toute la terre et tout l'espace sont ensemble dans la vie comme dans la mort. Cependant ce n'est pas la totale activation d'une terre entière et d'un espace entier dans la vie, non plus que leur totale activation dans la mort. (...) Ainsi, la totale activité du [cycle des] naissances et des morts doit être présente dans "comme un homme dans la force de l'âge qui plie et étend son bras" ou dans "comme quelqu'un qui, pendant la nuit, prend à tâton son oreiller dans son dos". Tant de pouvoirs merveilleux et d'éclats lumineux y résident et s'y manifestent.


Au moment de cette manifestation, puisqu'on est totalement activé par la manifestation, on la perçoit sans la moindre manifestation antérieure à la manifestation. Pourtant, l'avant de cette manifestation est "la manifestation de la totale activité" d'avant. Bien qu'il y ait "une manifestation de la totale activité" d'avant, celle-ci n'empêche pas "la manifestation de la totale activité" de maintenant. C'est la raison pour laquelle une telle perception se presse de se manifester."


(Retrouvez l'oeuvre de Dôgen, et les principaux repères biographiques et bibliographiques au lien suivant : http://www.zen-occidental.net/dogen.html)

Publié par Evan Mirzayantz à 01:29:29 dans Bouddhisme Zen | Commentaires (0) |

L'Adoration Suprême - Interprétation des Brahma-Sûtras des Upanishads par Shankarâchârya (VIIIème si-cle ap. J.-C.) | 28 décembre 2006

L'ADORATION SUPRÊME PAR SHANKARA (VIIIème siècle)


"Comment adorer Celui qui est indivisé et immuable, Celui dont l'essence est l'Unité et qui n'admet aucune détermination, Celui qui est sans second, qui est Etre, Conscience et Béatitude ?


Où invoquer Celui qui est la Totalité, où est le siège de Celui qui supporte tout (...) ? Comment tourner autour de Celui qui est infini, comment s'incliner devant Celui exclut toute dualité ? Comment célébrer Celui qui ne peut être décrit même par les paroles du Véda ? (...)


Telle est l'adoration suprême, en tout temps et en tout lieu, mais c'est avec la bouddhi [organe de la raison, de la décision] parfaitement concentrée sur le Seigneur des dieux qu'elle doit être accomplie par les plus excellents connaisseurs de Brahma.


Le Soi c'est Toi-même, ma pensée est (ton épouse) Pârvatî, mes souffles vitaux sont tes compagnons, mon corps est ta demeure, mon sommeil est ton samâdhi, ma marche est l'accomplissement de Ta circumambulation et toutes mes paroles sont des hymnes qui Te louent. Quelque action que je fasse, ô Shiva, elle est tout entière ton adoration."


(Shankarâchârya, 'Hymnes et chants védantiques', traduits du sanskrit par René Allar, Michel Allar, Editions Orientales, Paris, 1977)

Publié par Evan Mirzayantz à 01:15:06 dans Hindouisme | Commentaires (0) |

1| 2| 3| 4| 5| 6| >>